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A fond la forme…de radoub


Un challenge : assurer la rapidité des vidanges de bassins du Port afin d'intervenir plus vite sur les navires (photo Société des Eaux de Marseille)
Un challenge : assurer la rapidité des vidanges de bassins du Port afin d'intervenir plus vite sur les navires (photo Société des Eaux de Marseille)
FRANCE. Certains marchés sont de véritables challenges et répondre à un appel d’offres peut équivaloir à se préparer à faire tomber un record. À titre d’illustration, il faut citer le marché gagné par la Société des Eaux de Marseille auprès du  Grand Port maritime de Marseille, à l’automne 2010, à l’issue d’une procédure d’appel d’offres qui aura duré près d’un an.
 
Il s’agissait de vidanger, en quatre heures maximum, deux formes de radoub du port. Ces bassins en eau sont vidés pour préparer, réparer, bichonner les navires. Le dossier prévoit le remplacement des vannes, pompes et conduites…qui permettront justement de vidanger plus rapidement ces bassins dans l’avenir.
 
Habituellement ces vidanges prennent huit heures, mais gagner du temps pour la préparation des bateaux, notamment lorsqu’il s’agit du remorqueur de haute mer « Abeille Flandre », devient un enjeu économique, technique, de sécurité.
 
« Nous avons usiné les pièces sur mesure dans l’Atelier Maintenance Renouvellement Équipement de la SEM » rapporte Cyrile Deglaire, ingénieur dans ce service de la Direction technique de la Sem.  « Il s’agit d’un travail de précision pour fabriquer ces pièces uniques de chaudronnerie qui devaient s’ajuster parfaitement ». Il a fallu en particulier réaliser des conduites d’acier de 700 mm de diamètre.

Des pièces usinées au mm pour l'occasion (photo Société des Eaux de Marseille)
Des pièces usinées au mm pour l'occasion (photo Société des Eaux de Marseille)
Un soin équivalent a été porté aux travaux de peinture et d’éclairage qui faisaient partie du même marché, ce qui a permis de croiser le savoir-faire de six entreprises mises en dialogue. Il fallait bien coordonner ces interventions, ne serait-ce que pour assurer la sécurité maximale des ouvriers sur ces chantiers. Les travaux sur les formes, totalement rénovées, passaient en effet aussi par leur bétonnage, ou encore l’installation de détecteurs de niveaux.
 
Le système précédent a dû être déposé, ce qui constituait en soi un travail de Romain, tout comme l’adaptation des nouveaux équipements. Enfin est arrivé le jour du test, après trois semaines de travaux, de montages et démontages, d’essais de toutes sortes. Les bassins pourraient-ils être vidés en quatre heures maximum ?
 
Le suspens n’aura duré que …3 h 50 min. Le temps pour le matériel hyper technique de la Société des Eaux de Marseille de vidanger les formes 1 et 2 du GPMM. Précisons que chacune contient 29 000 mètres cubes d’eau de mer, soit 29 millions de litres, ou l’équivalent de deux piscines olympiques bon poids !


Michel Neumuller


Lundi 12 Septembre 2011



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