2010, année faste pour la Femip

Le bras financier de l’Europe en Méditerranée a atteint ses objectifs annuels, en soutenant le secteur privé aussi bien dans les grands projets que dans l’accompagnement des Pme. Et sa position pourrait se renforcer avec les changements dans les pays arabes.
EUROPE / MEDITERRANEE. Le mandat de la BEI était clair en 2010 : la banque européenne devait accélérer le rythme pour soutenir une économie européenne en difficultés. Il en est allé de même en Méditerranée. Le volume d’activité de la facilité euroméditerranéenne d’investissement et de partenariat ( FEMIP ) a ainsi augmenté de 60% en 2010 par rapport à 2009, atteignant 2,6 mds€. 17 projets (6 au Maghreb, 8 au Proche-Orient et trois opérations régionales) ont bénéficié des prêts européens, à côté des dispositifs de soutien à la finance et aux PME. C’est le secteur de l’énergie qui a le plus bénéficié des crédits (1,4 md€), puis celui des transports (539M€), de l’industrie (346 M€) et de la santé (130M€). Depuis 2002, la Femip a octroyé 13,425 M€ à ses neuf pays partenaires. L’Egypte, la Tunisie et le Maroc comptent les projets les plus importants : ils ont obtenu respectivement des financements à hauteur de 3,5 M€, 2,9 M€ et 2,6 M€. Et si ces trois pays semblent se tourner vers des régimes plus démocratiques, le vice-président de la BEI, en charge de la Femip n’y voit pas de hasard : « le développement économique permet d’aboutir à plus de démocratie, soutient Philippe de Fontaine Vive. Il n’y a pas de pays dans le monde qui ait atteint un niveau de développement économique élevé, avec une classe moyenne éduquée, sans obtenir finalement la démocratie ». Dans cet esprit, en 2010, la Femip a consacré 539M€ aux prêts pour les petites entreprises. Elle octroie en fait des lignes de crédit à certaines banques commerciales ou aux institutions de financement du développement partenaires, qui rétrocèdent ensuite les fonds à leurs clients. Ces prêts, d’un montant inférieur à 25M€, ne peuvent représenter plus de la moitié du coût total du projet.
Une nouvelle enveloppe accordée à la Femip
La Femip a soutenu le projet de gazoduc entre l’Algérie et l’Espagne. (photo : Medgaz)
Mais ce sont plutôt les grands projets qui marquent le bilan annuel. Medgaz a ainsi bénéficié d’un crédit de 500 M€. Il porte sur l’exploitation et la construction d’un gazoduc sous-marin entre la ville algérienne de Beni Saf et Almeria, en Espagne. Medgaz reliera ainsi directement le marché européen à la source d'approvisionnement en gaz algérien, renforçant la sécurité énergétique de l’Espagne, mais plus globalement, de l’Europe.
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info
|
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|